MICROFEL au Burkina Faso 

Principales contributions en 2014

Dans la continuité des années antérieures, nous avons soutenu des activités de maraîchers et maraîchères dans deux villages en partenariat avec l’Association pour la Recherche et la Formation en Agroécologie (ARFA):

  • Niessega dans la Province du Zondoma

  • Zigla Koulpélé dans celle de Garango

Niessega

Nous avons soutenu un groupement féminin  encadré par l’ARFA pour la fabrication de composts améliorés, en finançant le creusement d’un puits qui leur permet d’être autonomes pour l’accès à l’eau. Cette réalisation a coûté 1070 €, dont 260 € d’apports en travail et en matériaux des intéressées et 810 €  étant supporté par le budget de MICROFEL.

Un des groupements de maraîchères de Niessega, soutenus par MICROFEL

Niébé rampant sur une des parcelles expérimentales

Nous contribuons en outre, à l’amélioration des précédents culturaux des cultures maraîchères (ç.à.d. les cultures pratiquées sur les mêmes parcelles en saison des pluies) avec un triple objectif :

  1. améliorer la nutrition azotée des cultures maraîchères sans recours aux fertilisants chimiques ;

  2. de mieux contrôler les adventices (herbes concurrentes des cultures) ;

  3. de limiter l’impact des maladies dues à des champignons du sol.

 

Les deux premiers objectifs donnent lieu à l’introduction de niébé rampant (voir photo) et le troisième à l’enrichissement des composts avec des spores de Trichoderma h. dont la culture est réalisée au Burkina par le GIE BIOPROTECT. Cette étude a été réalisée en collaboration avec l’ESA (Ecole supérieure d’Agriculture d’Angers) et l’entreprise BIOPHYTEC (associée dans le GIE).


Les contributions de MICROFEL ont permis à l’ARFA d’assurer la mise en place et le suivi des six « champs-écoles » correspondants et la réalisation d’outils de formations en culture biologique, ainsi que l’appui technique d’un de nos administrateurs.

L’action est poursuivie actuellement avec l’observation et la mesure des effets de ces précédents culturaux sur les cultures maraîchères de saison sèche. Grâce à ce démarrage l’ARFA va pouvoir bénéficier, pour ce faire, d’un appui financier obtenu de l’UE pour les trois ans à venir.

Zigla Koulpélé

Dans le cadre du partenariat avec l’association Kouminto, les activités d’agroforesterie débuté en 2013 avec l’Association pour le Promotion de l’AgroForesterie (APAF) , se poursuivent avec le concours du GIE BIOPROTECT.
Les actions suivantes ont été inscrites dans un programme d’activité :

Le renforcement des clôtures des parcelles abritant les champs agro forestiers
Face au coût élevé du grillage, et le faible niveau d’efficacité des barbelés pour limiter les dégâts causés par les animaux, la solution du filet de pêche aux petites mailles est en cours d’expérimentation.
Installé courant mois de mars, ces filets ont jusqu’à présent protéger les arbres des attaques des animaux. Si elle s’avère durable (au moins 3 ans), cette méthode peut être diffusée pour clôturer les différents jardins.

Le renforcement de capacité des producteurs possédant des parcelles d’agroforesterie :
Du 22 au 23 Avril 2014, 4 producteurs de Zigla ont effectué un voyage d’étude à Ouagadougou dans le cadre des activités d’agroforesterie dans le but d’effectuer un partage d’expérience sur les pratiques d’agroforesterie et de montrer aux producteurs qu’il est possible de travail ensemble sur un même périmètre tout en préservant l’indépendance de chacun.

Le suivi des arbres fertilitaires et leur impact sur la production agricole

La poursuite des activités d’agroforesterie concerne le remplacement des pieds morts et les suivis réguliers des arbres fertilitaires,  de même de leur impact sur la production agricole.

Le partenariat avec l’ARFA
Ces activités sont mises en œuvre par notre partenaire ARFA, une ONG qui a une vingtaine d’années d’expérience en matière d’agro-écologie, particulièrement en ce qui concerne l’amélioration des composts et la conduite du maraîchage par des groupements paysans qu’il aide à constituer.
Quand la nappe phréatique n’est pas trop profonde (+/- 20 mètres), les coûts d’investissement et d’aménagement (clôture, puits, équipements..) d’un périmètre d’un hectare, de l’ordre de 3.000 à 5.000 €, sont susceptibles d’être amortis en moins de dix ans, selon la rentabilité des cultures maraîchères. La diminution du coût des intrants chimiques (engrais et pesticides) contribue fortement à l‘améliorer, ainsi que la qualité sanitaire des légumes, un problème majeur de santé publique.
MICROFEL, avec l’appui de son partenaire ARFA, peut donc contribuer à des progrès notoires de cette filière, porteuse de progrès économiques et sociaux majeurs dans les campagnes sahéliennes.

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